Doit-on retourner les enquêteurs à l'école ? | DERNIÈRE HEURE

DERNIÈRE HEURE

SUIVEZ L'ACTUALITÉ DEPUIS LE CONFORT DE VOTRE FOYER

Pour trouver un emploi ou des candidats ?

Dernière Heure

Home Top Ad

Annonce sensible ici

Post Top Ad

Annonce sensible ici

dimanche 6 octobre 2019

Doit-on retourner les enquêteurs à l'école ?

PHOTO MARTIN ALARIE
Frank Zampino, accompagné de son avocate Isabel Schurman, 

a été libéré des accusations de complot, de fraude 

et d’abus de confiance qui pesaient sur lui depuis 2017
Cette semaine, un autre de nos héros nationaux est sauvé par la stupidité de certains policiers de l'UPAC. 

    Par Claude Aubin
    Policier à la retraite, chroniqueur et auteur
    
    Publié le 6 octobre 2019 à 16h57

Monsieur Zampino et son air de monseigneur doit bien sabrer le champagne. Il s'ajoute à la longue liste de tous ceux qui s'en sortent par la porte arrière, celle des magouilleurs.

  ➡️ À lire aussi : L’UPAC cafouille et Zampino est libéré

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça commence à vraiment à m'agacer.  Des enquêteurs pourtant chevronnés, la crème de la crème, se font prendre comme des enfants à écouter des conversations entre un avocat et son client. Même les moins brillants des enquêteurs savent que c'est illégal.  Pourtant, c'est la deuxième fois qu'un procès avorte pour les mêmes raisons. 

Je connais bien les méthodes de certains individus des sections spécialisées, sans mentir, certains policiers, tordent effrontément la réalité pour l'obtention de mandats d'écoute ou de perquisition.

Il suffit d'écrire une dizaine de pages portant sur des faits subjectifs et bien souvent le procureur - juge de paix - signe après avoir entendu les enquêteurs raconter les grandes lignes. Quand vous tapez de dix à vingt pages, vous devez sûrement avoir beaucoup de preuves. 

Quand une section comme l'UPAC dépense sans compter l'argent que nous les citoyens devons verser, je m'attends à ce que des professionnels puissent faire un travail correct et sans bavures. Malheureusement, les guerres intestines sont devenues l'apanage de cette section et l'action s'en ressent. 

L'UPAC n'est pas la seule section policière à commettre des impairs. Nous l'avons vu avec la section déontologie et l'antigang du SPVM.

Le nombre de cas litigieux et souvent couverts par la direction d'une époque pas si lointaine, donne une mauvaise image totalement méritée et laisse planer le doute sur l'intégrité et le jugement de certains. 

Je crois sincèrement qu'il faille réviser les cours et les méthodes d'enquêtes, au sein des grands corps policiers. Réviser les tactiques et stratégies des années 2000. Quand un système ne fonctionne pas, il faut regarder ce qui cloche.

Ces enquêtes n'auraient jamais dû se terminer de cette façon et si certains enquêteurs, soit par stupidité ou ambition décident de travailler en faisant fi des lois et procédures, qu'on les rendent imputables de l'échec. 

L'UPAC aura été utile, ne serait-ce que pour démontrer le manque de professionnalisme de certains de ses membres.  

Aucun commentaire :

Publier un commentaire

Veuillez noter que DERNIÈRE HEURE ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la Nétiquette. Bonne discussion !

Post Bottom Ad

Annonce sensible ici