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jeudi 24 octobre 2019

Avec le SPVM, comment ne pas devenir cynique ?

PHOTO BEN PELOSSE
L’immeuble à logements situé au 6565 de la rue Léger à Montréal-Nord 
appartenait au commandant du Service de police de la Ville de Montréal 
Mustaky Jean et à son collègue Félix Bellevue.

Encore une fois au S.P.V.M., un officier cadre et un sergent détective sont sous enquête depuis 2017 et ceci pour des faits qualifiés de préoccupants. Le département les aurait mis en travail administratif en attendant les résultats de cette enquête. Tout juste deux ans et rien encore en vue. À cette allure l'heure de la retraite va bien finir par sonner.

    Par Claude Aubin
    Policier à la retraite, chroniqueur et auteur
    
    Publié le 24 octobre 2019 à 10h35


Le commandant Jean Mustaky et son partenaire, le sergent détective Félix Bellevue, seraient à la tête d'un empire  immobilier de 25 millions, ce qui au demeurant est légal. Mais, selon le Journal de Montréal, en 2016, ils avaient aussi des intérêts dans une société anonyme au Panama. Chose plus bizarre encore, le duo avait comme adresse d'affaire les bureaux des enquêtes spécialisées à la place Versailles. 

Dans les années 2000, le policier Mustaky aurait loué une de ses maison à une personne sous le système de protection de la SQ. Une personne protégée, qui ne devait avoir aucun contact avec les policiers du groupe Amigos ayant travaillé avec elle, sur les motards Bandidos.

Photo : Journal de Montréal
Jean Mustaky
Mustaky était à l'époque assigné à la filature dans ce projet. Il est difficile de croire qu'il ne connaissait pas la personne qui allait loger dans sa maison. L'élasticité de la conscience de certains me sidère. Pire, les patrons en haut-lieux le savaient très bien et ils ont laissé faire. 

J'avais moi-même publiquement critiqué les méthodes pour le moins non- orthodoxes employées par le groupe de policiers de ces sections. Des policiers de ce groupe  m'avaient conseillé de garder un certain silence. Bien sûr je ne l'avais pas fait, mais les journalistes de l'époque n'écoutaient pas. L'affaire de la rue Bernard (*) avait été une comédie d'erreurs ou, un plan diabolique pour se débarrasser à la fois d'un bandit et d'un gêneur. 

Depuis, plusieurs personnes impliquées ont pris une retraite quelques fois hâtive, mais combien lucrative. Je comprends le cynisme des citoyens face à ce que notre police devient. Ces incartades nous font porter à croire que le système protège le système. 

Cette fois, l'impôt  réclame $150,000.00  à Jean Mustaky, peut-être que l'argent fera plus mal que les sanctions qui ne viennent pas. Comme on le disait souvent en riant: La justice à le bras long mais les jambes courtes. 
(*) Pour ceux qui ne se souviennent pas de l'affaire de la rue Bernard. Il s'agit d'une tentative de meurtre sur Bull Bertrand, un Hells connu. Ceci devant les yeux de la police. Ou le délateur et infiltrateur Éric Nadeau avait failli y laisser sa peau
Steven Bull Bertrand

1 commentaire :

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