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lundi 18 septembre 2017

Il tente de s'enlever la vie par policier interposé


Incapable d’obtenir un lien vidéo avec l’hôpital où son client était détenu à la suite d’une tentative de « suicide par policier interposé »1, un avocat a proposé et obtenu de tenir l’enquête sur remise en liberté de ce dernier via Facetime.


Au petit matin du 10 septembre dernier, Vince Joncas a appelé le 911 à deux reprises.

Dans une conversation difficile à suivre, les mots « hache, marteau, sang partout et Irving Rive-Sud » ont été prononcés par l’homme de 27 ans, forçant immédiatement une intervention policière dans le secteur.

À leur arrivée sur place, les patrouilleurs ont vu un homme, hache à la main, se diriger vers eux.

Non loin de là, il y avait des gens près d’un bar et les policiers ont eu peur pour la sécurité de ces personnes.

Après avoir crié plusieurs fois au suspect de lâcher son arme, ils ont fait feu et atteint Joncas à cinq reprises soit aux jambes, au dos, à la clavicule, à l’estomac et au bras.

Enchaîné à son lit

Arrêté, le suspect a été conduit à l’hôpital pour y être soigné et depuis, il était enchaîné à son lit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Tenant absolument à ce que son client subisse son enquête sur remise en liberté, l’avocat de la défense, Me Sébastien Saint-Laurent, a tout tenté pour trouver une façon de faire et c’est finalement son téléphone cellulaire qui a servi d’intermédiaire, permettant ainsi à l’accusé de voir le juge Carol Saint-Cyr présider l’enquête où sa mère a témoigné.

Joncas a aussi pu s’expliquer devant le magistrat. «Vous savez Monsieur le Juge, le plus difficile présentement, c’est d’être isolé... je pensais que personne ne m’aimait et je réalise aujourd’hui que ce n’est pas le cas...», a-t-il dit en peinant pour retenir ses larmes.

Le président du Tribunal a finalement accepté de le remettre en liberté pour la suite des procédures.

Joncas et sa mère ont dû s’engager sous signature pour un montant de 1000 $ et, lorsqu’il pourra quitter l’hôpital, il devra résider chez elle et respecter un couvre-feu.



1 Note du réviseur : « Le suicide par policier interposé (SPI), communément appelé Suicide by Cop, est une [...] méthode de suicide par laquelle une personne agit délibérément d'une manière menaçante vis‐à‐vis un représentant des forces de l'ordre, dans l’intention claire et consciente de provoquer une réponse mortelle. » Source : École nationale de police du Québec

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