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Un débat sur le surmagasinage d’experts psychiatriques lors de procès criminels est organisé par l'AFPAD


C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous vous informons qu’une journée dédiée au sujet du surmagasinage d’experts psychiatriques lors de procès criminels sera organisée par l’AFPAD le samedi 10 novembre prochain. 

À propos

Tout le monde a entendu parler de cette association sur les familles dont les proches ont été assassinés ou sont disparues. Elle fut fondée en 2005 par quatre pères ayant tous perdu leurs filles et qui se sont regroupés afin de dénoncer la violence faite aux femmes :

  1. Pierre-Hugues Boisvenu, père de Julie Boisvenu assassinée en 2002
  2. Marcel Bolduc, père d’Isabelle Bolduc assassinée en 1996
  3. Christian Caretta, père de Cathy Caretta assassinée en 1998
  4. Michel Surprenant, père de Julie Surprenant disparue en 1999
La mission principale de l'AFPAD est de briser l’isolement vécu par les familles des victimes en proposant des ressources et des outils variés dans le but de reconstruire leur vie.


De cette association est ressorti un grand constat : l’aide apportée aux familles de victimes d’homicide ou de disparition criminelle est insuffisante et l’iniquité entre la réhabilitation des contrevenants et des familles de victimes est criante. La mission de l’AFPAD découle donc de ce constat et la volonté d’aider et de supporter d’autres familles de victimes est venue tout naturellement.


Le déjeuner-causerie est une activité où les membres de l’AFPAD sont invités à se recueillir et à échanger sur leur drame en toute liberté et s’offrir un soutien mutuel, le tout dans un espace sans jugement. Ces déjeuners d’une durée de deux (2) heures sont animés par un bénévole nommé « ambassadeur » qui a habituellement vécu un drame similaire.

Les objectifs de ces rencontres sont : de briser l’isolement; de créer des liens de solidarité, d’entraide et de soutien; de verbaliser le vécu selon les étapes de cheminement du deuil; de normaliser les émotions.

Le surmagasinage d’experts psychiatriques lors de procès criminels

« Nous sommes honorés que des experts aient accepté notre invitation à discuter de ce propos dans un but d’éclairer sur les processus et d’envisager des pistes de solution. Cette journée se veut rassembleuse des acteurs sociaux, judiciaires, policiers et communautaires.

Plusieurs de nos familles qui ont dû vivre ces procès de longue durée en ressortent avec un sentiment d’amertume face à cette défense trop souvent invoquée par la partie défenderesse, soit la notion de non-culpabilité pour troubles mentaux. 

Il va de soi que nous ne voulons contester les droits fondamentaux contenus dans la Charte canadienne des droits et libertés, mais nous pensons qu’un questionnement se doit d’être fait, et ultimement arriver à proposer des solutions aux décideurs sociaux et législatifs. »

PANÉLISTES ET CONFÉRENCIERS

MATINÉE

Animateur du débat : Jean-François Guérin, journaliste au réseau TVA

Experts invités au débat :
  • Gilles Chamberland, M.D., médecin psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel
  • Nicole Gibeault, juge à la retraite et chroniqueuse judiciaire
  • Michaël Nguyen, journaliste judiciaire au Journal de Montréal
  • Jean-François Brochu, analyste affaires policières et sergent superviseur retraité

DÎNER ET RÉSEAUTAGE (inclus dans le coût d’entrée)

APRÈS-MIDI
  • Témoignages de membres de l’AFPAD à propos de leur expérience à un procès
  • Présentation de différents cas vécus et échanges avec le Dr. Gilles Chamberland, psychiatre, et Louise-Marie Lacombe, auteure du livre « Expertises »

DÉTAILS ET INSCRIPTIONS
  • Date : le samedi 10 novembre 2018
  • Heure : de 9 h à 15 h
  • Lieu : Cosmodôme
  • Adresse : 2150, autoroute des Laurentides, Laval
  • Coût : 25 $/professionnels  ou  10 $/membre AFPAD
  • Inscriptions obligatoires : administration@afpad.ca  /  (514) 396-7389
  • Date limite d’inscription : 7 novembre 2018
Google Map - Cosmodôme (Laval)

Source : AFPAD

Acquittement de Bettez : la couronne ne va pas en appel


TROIS-RIVIÈRES | Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu’il n’ira pas en appel dans l’acquittement de Jonathan Bettez survenu le 12 octobre dernier.




Jonathan Bettez avait été acquitté de possession de pornographie juvénile au palais de justice de Trois-Rivières.

Après une analyse du dossier, le DPCP confirme qu'il ne porte pas en appel la décision.

Le juge Jacques Lacoursière avait invalidé les mandats de perquisition contre Jonathan Bettez à la suite d’une requête de la défense en ce sens.

Le tribunal a décrété que les informations obtenues dans le dossier ne pouvaient être considérées comme des éléments de preuve puisqu’elles avaient été obtenues de manière illégitime par les policiers, acquittant par le fait même Jonathan Bettez de toutes les accusations qui pesaient contre lui.

Dans son jugement, le juge Lacoursière mentionne que les mandats de perquisition avaient été obtenus dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Cédrika Provencher, alors que Jonathan Bettez était considéré comme le principal suspect dans cette affaire.

C’est en fouillant à l’intérieur des appareils électroniques de ce dernier que les policiers ont découvert des fichiers – ou des traces de fichiers – relatifs à de la pornographie juvénile.

Or, comme ces informations n’ont pas été obtenues avec le bon mandat, le juge Lacoursière a mentionné que les policiers avaient commis une importante erreur et une violation grave des droits de l’accusé.

Changement d'heure dans la nuit de samedi à dimanche



Dans la nuit de samedi à dimanche, toutes les horloges devront être reculées d’une heure. Ainsi, à 2 h, heure normale, il sera 1 h. Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) invite la population à vérifier les piles des avertisseurs de fumée avec le retour à l'heure normale.






Le SIM a rappelé vendredi qu’en vertu du Règlement sur le Service de sécurité incendie de Montréal, un propriétaire doit installer des avertisseurs de fumée à chaque étage d'un logement et les remplacer au plus tard 10 ans après la date de fabrication.

L'entretien de l'appareil, incluant le remplacement de la pile, doit être effectué par l'occupant de l'habitation. Dans les édifices à logements et les condos, les propriétaires doivent tenir un registre de la vérification annuelle des avertisseurs de fumée, tout comme pour la vérification du système d'alarme-incendie du bâtiment.

Samedi, des membres du SIM, accompagnés d’étudiants de l'Institut de Protection Contre les Incendies du Québec (IPIQ), de l'Académie des pompiers et du collège Montmorency effectueront des vérifications d'avertisseurs de fumée dans plusieurs secteurs de l'agglomération de Montréal. En plus de sensibiliser les citoyens, ils remettent parfois des piles et des avertisseurs de fumée.
Agglomération de Montréal (2006)

Le Canada indifférent au sort des chrétiens d'Orient


Les communautés chrétiennes de la Syrie et l'Irak sont menacées d'extermination sans que le Canada et la communauté internationale fassent quoi que ce soit pour leur venir en aide. 

Source photo : CCO

C'est ce que déplore la journaliste canadienne Susan Korah dans un article paru dans le journal Convivium le 1er octobre dernier.

Selon le National Review, cité par Mme Korah, le nombre de chrétiens en Syrie est passé de 1,5 million à 500 000 depuis le début du conflit. À Alep, qui abritait la plus grande population chrétienne du pays, leur nombre est tombé de 150 000 à 35 000, ce qui représente une baisse de plus de 75 %. En Irak, au rythme où vont les choses, le christianisme pourrait disparaître d'ici 2020.

Susan Korah parle notamment du dernier camp de réfugiés chrétien, l'Ashti 2, à Erbil, en Irak, qui a été démantelé au début de septembre, faute d'avoir reçu suffisamment de fonds pour se maintenir en activité. 

Les chrétiens irakiens, victimes au départ des atrocités commises par l'État islamique, peuvent toujours retourner dans leurs villes et villages, mais ils craignent à juste titre être la cible de poches de résistance islamistes. Aucun d'eux ne souhaite par ailleurs être transféré dans des camps de l'ONU, là où ils risquent d'être intimidés par les musulmans qui y sont majoritaires.

L'ironie est que l'un des rares gouvernements qui se portent à la défense des chrétiens est honni par les États libéraux de l'Union européenne. Il s'agit de la Hongrie de Viktor Orban, considéré comme un suppôt de l'extrême droite parce qu'il a fermé ses frontières aux réfugiés de l'Afrique. Par l'entreprise du programme Hungary Helps, le gouvernement hongrois offre un soutien permanent aux chrétiens qui retournent dans leur pays d'origine.

Viktor Orbán
Tristan Azbej, le secrétaire d'État de la Hongrie, était justement de passage à Ottawa en juin où il a rencontré des responsables du gouvernement Trudeau pour parler entre autres du sort des chrétiens d'Orient. Rien ne semble être ressorti des discussions, selon Susan Korah.

Le gouvernement canadien s'est empressé de reconnaître deux génocides perpétrés contre les Rohingyas et les Yazidis. Les Rohingyas ont même reçu 346 millions du fédéral, mais aucune enveloppe n'a été accordée spécifiquement aux chrétiens. Seul un communiqué d'Affaires mondiales Canada, daté du 19 juillet 2016, fait état d'une aide de 1,6 milliard à l'Irak, mais sans préciser si des fonds allaient être alloués à la cause chrétienne.

Coupable d'agression sexuelle : l’acteur Bill Cosby condamné à une peine de 3 à 10 ans de prison


Norristown | L’acteur américain Bill Cosby a été condamné mardi à une peine de trois à dix ans d’emprisonnement pour agression sexuelle par un juge de Pennsylvanie, dans le nord-est des États-Unis.




Au prononcé de la peine, qui devra être exécutée à l’isolement, le comédien de 81 ans, reconnu coupable par un jury en avril, n’a pas réagi.

L’acteur déchu a été reconnu coupable de l’agression sexuelle d’Andrea Constand un soir de 2004 à son domicile.

Plus tôt mardi, le juge Steven O’Neill avait ordonné que Bill Cosby soit inscrit, à vie, sur le registre des prédateurs sexuels violents de Pennsylvanie, accédant à la demande du procureur Kevin Steele.

Juge Steven O'Neill
Il a ainsi suivi l’avis de l’expert de l’autorité compétente (SOAB), Kristen Dudley, qui avait clairement indiqué, dans son rapport et à l’audience lundi, que l’homme de télévision et humoriste présentait, selon elle, un risque de récidive.

Une nouvelle humiliation pour le comédien, dont la peine sera la première post-Weinstein, après ce qui fut présenté comme le premier verdict #MeToo, du nom du mouvement anti-harcèlement.

Alors qu’il en avait la possibilité, Bill Cosby n’a pas souhaité s’exprimer avant le prononcé de la peine.

Lundi, le magistrat avait annoncé que l’accusation et la défense s’étaient entendues pour que les trois chefs d’accusation soient réunis en un seul.

L’agression à caractère sexuel, assortie d’une circonstance aggravante, le seul chef retenu désormais, n’est passible que de dix ans d’emprisonnement, alors que Bill Cosby risquait jusqu’ici théoriquement 30 ans de réclusion.

Mais même une peine réduite serait une épreuve pour le comédien de 81 ans, amoindri physiquement et désormais quasiment aveugle.

Il y a encore cinq ans, Bill Cosby était considéré comme l’une des figures morales les plus éminentes des États-Unis, parmi les premiers acteurs noirs à avoir connu le succès, mais aussi militant inlassable du mouvement des droits civiques.

Depuis, des dizaines de femmes l’ont accusé publiquement de les avoir agressées sexuellement, des faits prescrits à l’exception du cas de Mme Constand, le seul qui ait donné lieu à des poursuites pénales.

Sa réputation est d’ores et déjà ruinée, ensevelie sous les témoignages qui l’ont dépeint invariablement comme un prédateur sexuel au mode opératoire bien rôdé, qui comprenait, très souvent, l’administration de puissants sédatifs.

« Tant de douleur »

L’après-midi de lundi avait été consacrée aux dernières plaidoiries ainsi qu’aux témoignages d’Andrea Constand et ses proches.

La victime, Andrea Constand
« L’impact de cet événement ne disparaîtra jamais », a dit, d’une voix posée, la soeur de la victime, Diana, qui vit aujourd’hui au Canada.

« Je vis avec mon traumatisme au jour le jour », a expliqué la mère d’Andrea Constand, Gianna. « Cet événement a engendré tant de douleur et de tristesse dans ma vie. »

« Tout ce que je demande, c’est justice, comme il plaira au tribunal », a dit simplement lundi Andrea Constand, avant de reprendre sa place dans le public.

« Quand l’agression a eu lieu, j’étais une jeune femme pleine de confiance, tournée vers un avenir plein de possibilités », a écrit la victime dans sa déclaration d’évaluation, fournie au tribunal.

« Aujourd’hui, presque 15 ans plus tard », a-t-elle poursuivi, « je suis une femme d’âge mûr (45 ans) qui a été en mode pause durant l’essentiel de sa vie d’adulte, dans l’incapacité de se remettre ou d’aller de l’avant. »

Lors de sa plaidoirie, le principal avocat de Bill Cosby, Joseph Green, a appelé le juge à se montrer clément, tant dans la peine que sur la qualification de prédateur sexuel violent.

« M. Cosby n’est pas dangereux », a dit le conseil. « Les hommes aveugles de 81 ans, qui ne sont pas autonomes, ne sont pas dangereux. »

Des arguments balayés par le procureur du comté de Montgomery, Kevin Steele, pour qui l’âge n’est pas une excuse.

« Il devrait avoir un passe-droit parce que cela a pris si longtemps pour en arriver là ? », s’est-il insurgé. « Personne n’est au-dessus de la loi. »

Le procureur a réclamé le maximum désormais possible, soit dix ans.

Après le prononcé du verdict, en avril dernier, l’ancien avocat de Bill Cosby, Tom Mesereau, avait clairement indiqué que le créateur du Cosby Show ferait appel de sa condamnation, quelle qu’elle soit.

Joseph Green ne s’est lui, pas exprimé sur le sujet.

La loi de Pennsylvanie prévoit que si le condamné annonce son intention de faire appel dès le prononcé de la peine, le juge peut le laisser libre sous caution en attendant l’examen de cet appel.

Bill Cosby pourrait donc ressortir libre du tribunal de Norristown mardi, bien qu’ayant été condamné à une peine de prison.

Une fillette mordue par un coyote dans un parc de Montréal



Une fillette en bas âge a été mordue par un coyote samedi en début de soirée dans un parc du nord de Montréal.






Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé qu’un appel à ce sujet avait été logé au 911 à 18h30.

L’incident est survenu au parc des Hirondelles dans le quartier Ahuntsic.

L’enfant, qui a été blessée légèrement à une jambe, a été conduite à l’hôpital par son père, a indiqué Jean-Pierre Brabant, du SPVM, ajoutant que l’événement a été rapporté à la Ville de Montréal qui gère ce genre de dossier.

Selon des témoins rencontrés par la police, le coyote aurait été effrayé, se serait mis à courir et aurait mordu la fillette dans sa fuite.

Des patrouilleurs du SPVM ont tenté de localiser l’animal mais en vain.

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Gaza : accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas


Un accord de cessez-le-feu qui réduit le spectre d’une nouvelle guerre a été trouvé tôt samedi entre Israël et le Hamas, après une journée de vendredi où l’armée israélienne a massivement bombardé la bande de Gaza.




Cette escalade de violence a coûté la vie à quatre Palestiniens et à un soldat israélien.

« Grâce aux efforts de l’Égypte et de l’ONU, nous sommes parvenus (à un accord) pour revenir à l’état de calme qui précédait entre l’occupation (israélienne) et les factions palestiniennes », a indiqué le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dans un communiqué.

Vendredi, un soldat israélien a été abattu par des tirs palestiniens le long de la frontière. le premier tué près de Gaza depuis la guerre qui a opposé, en 2014, Israël au mouvement islamiste Hamas qui contrôle ce territoire palestinien, a indiqué à l’AFP un porte-parole militaire.


En représailles à la mort de son soldat « durant un incident » près de l’enclave palestinienne, l’armée israélienne a indiqué avoir mené une série de raids aériens « contre des cibles militaires ». D’impressionnantes boules de feu et des panaches de fumée se sont élevés dans le ciel de Gaza après ces frappes.


Deux des Palestiniens ont été tués près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, par des frappes israéliennes contre un poste d’observation du Hamas, selon des sources sécuritaires et le ministère de la Santé à Gaza. Un troisième a péri dans un bombardement à Rafah, dans la même zone.

Un quatrième a été tué par des tirs de soldats israéliens près de la zone frontalière à l’est de la ville de Gaza, selon le ministère de la Santé gazaoui.

Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent régulièrement dans le secteur frontalier pour dénoncer le blocus israélien imposé à Gaza et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui leurs terres en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël. Au moins 149 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne à Gaza depuis cette date.


Trois guerres ont déjà opposé le Hamas et Israël depuis 2008. Les autorités israéliennes ont accusé le Hamas d’avoir choisi « l’escalade ».


Appels à la retenue 

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé Israël et le Hamas à la retenue.

« Chacun dans la bande de Gaza doit s’éloigner du précipice. Pas la semaine prochaine. Pas demain. IMMEDIATEMENT », a écrit M. Mladenov sur son compte Twitter. « Ceux qui veulent provoquer une guerre entre Palestiniens et Israéliens ne doivent pas y parvenir », a-t-il ajouté.
Dans la soirée, trois roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël, selon l’armée. «Si le Hamas continue ses tirs de roquettes, Israël réagira beaucoup plus durement qu’ils (les dirigeants du Hamas) ne le pensent», a averti le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mené des consultations vendredi soir avec le chef d’état-major, le général Gadi Eisenkot, et M. Lieberman au ministère de la Défense.

Israël s’irrite particulièrement des cerfs-volants et ballons incendiaires lancés par certains protestataires, qui ont mis le feu, selon lui, à plus de 2 600 hectares sur le territoire israélien.

M. Lieberman a multiplié ces derniers jours les menaces d’une opération de grande envergure dans la bande de Gaza. Les télévisions israéliennes ont diffusé cette semaine des images de manoeuvres de l’armée s’entraînant pour une incursion terrestre dans la bande de Gaza.

Le week-end dernier, Israël et le Hamas avaient connu leur plus importante confrontation depuis la guerre de 2014. Israël avait mené des dizaines de raids aériens, en réponse aux projectiles incendiaires, tuant deux adolescents palestiniens. Environ 200 roquettes et obus avaient ensuite été tirés depuis l’enclave vers Israël.

Blocus renforcé

Israël a encore renforcé cette semaine le blocus sur la bande de Gaza. Les livraisons de fioul et de gaz sont interrompues jusqu’à dimanche via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et ce territoire palestinien.

La semaine dernière, Israël avait déjà annoncé la fermeture de ce point de passage pour nombre de marchandises, le Hamas dénonçant un « crime contre l’humanité ».

Israël a aussi réduit la zone maritime ouverte aux pêcheurs de Gaza.

Depuis plus de dix ans, l’enclave palestinienne coincée entre Israël, l’Égypte et la Méditerranée, est soumise à un strict blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël.

Le renforcement de ce blocus intensifie la pression sur le Hamas dans un territoire où quelque 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.